La Citadelle du Caire garde jalousement ses secrets depuis plus de huit siècles. Érigée par Saladin entre 1176 et 1183 pour repousser les croisés, elle servit de résidence royale et de siège du gouvernement pendant près de 700 ans.
Classée UNESCO en 1976, elle recèle bien plus que la célèbre mosquée d'albâtre de Muhammad Ali — quatre mosquées, quatre musées et des trésors architecturaux que la plupart des visiteurs effleurent à peine.
Ses murailles à trois niveaux, rythmées de tours défensives, offrent un panorama saisissant sur Le Caire et les pyramides de Gizeh, une vue qui vaut à elle seule les 6 euros d'entrée.
Érigée entre l'an 1176 et 1183, la forteresse massive qui domine aujourd'hui Le Caire constitue un témoignage remarquable du génie militaire de son créateur. En effet, derrière cette construction monumentale se cache une histoire fascinante remplie de calculs stratégiques et d'ambitions démesurées.
Lorsque Saladin prit le contrôle de l'Égypte, il comprit immédiatement la nécessité de doter la ville d'une protection efficace contre d'éventuelles attaques étrangères. Cette préoccupation était particulièrement justifiée à une époque où les croisades menaçaient constamment la région.
Après avoir minutieusement examiné plusieurs sites potentiels aux alentours du Caire, Saladin arrêta finalement son choix sur la colline de Mokatam. Ce choix ne devait rien au hasard. D'abord, cette position surélevée offrait un avantage tactique considérable en cas d'attaque.
Ensuite, sa hauteur permettait de surveiller l'ensemble de la ville du Caire. Par ailleurs, cette localisation stratégique faisait de la citadelle un verrou parfait pour protéger la nouvelle enceinte que Saladin avait commencé à édifier dès 1169.
La construction débuta en 1176, mais ne fut achevée qu'en 1182 sous le règne d'Al Malek El Kamel, premier souverain à résider dans la forteresse. L'édifice devait également symboliser le nouveau pouvoir de Saladin, en marquant une rupture avec ses prédécesseurs fatimides, tout en établissant sa résidence royale.
La réalisation de cette merveille d'architecture militaire mobilisa d'importantes ressources. Fait étonnant, des soldats de l'armée de Saladin travaillèrent aux côtés de croisés capturés pour bâtir ces imposantes fortifications.
Certains récits rapportent même que Saladin n'hésita pas à démanteler quelques petites pyramides de Gizeh pour en récupérer les pierres nécessaires à sa citadelle.
La citadelle n'était qu'une composante d'un projet bien plus ambitieux. En effet, après être devenu vizir du calife fatimide Al-Adid en 1169, Saladin dut repousser une armée du roi Amaury Ier alliée à une flotte byzantine à Damiette. Cette menace le poussa à lancer un vaste programme de fortifications dans tout le pays.
Au Caire, il entreprit de remplacer les murailles de briques construites environ cent ans plus tôt par Badr al-Djamali. À leur place, il envisagea une impressionnante enceinte en pierre de quatorze kilomètres de long.
Ce projet titanesque avait un double objectif : protéger efficacement la ville et unifier deux zones urbaines distinctes—Misr-Fûstat, centre économique, et al-Qâhira, siège administratif et politique.
Tandis que la citadelle fut achevée, le grand mur censé entourer tout Le Caire depuis le Nil ne put jamais être terminé par les successeurs du sultan. Cette enceinte massive, conçue sous la direction de l'émir Bahâ' al-Dîn Qaraqûsh, devait pourtant constituer une innovation majeure pour l'époque, prenant en compte les progrès de la poliorcétique (l'art d'assiéger les places fortes).
Des fouilles archéologiques récentes ont permis de mieux comprendre ce projet abandonné. En 1998, lors de travaux de terrassement du Parc al-Azhar, une portion inédite de la muraille ayyoubide fut exhumée par la Fondation Aga Khan.
Cette découverte a conduit à une étude architecturale complète des fortifications fatimides et ayyoubides du Caire, révélant l'ampleur des ambitions initiales de Saladin.
Ainsi, la citadelle du Caire témoigne autant des réussites militaires de Saladin que de ses projets inachevés. Dominant majestueusement la capitale égyptienne depuis plus de huit siècles, elle reste un symbole puissant de cette période charnière de l'histoire du Moyen-Orient.
En parcourant les allées de la citadelle du Caire, de nombreux trésors demeurent invisibles aux yeux des visiteurs pressés. Pourtant, au-delà des monuments emblématiques et des vues panoramiques, des merveilles cachées attendent d'être découvertes.
Au cœur de la citadelle se trouve un chef-d'œuvre d'ingénierie médiévale souvent négligé : le puits de Yusuf (ou puits de Joseph). Creusé directement dans la roche dure de la montagne Mokatam sur ordre de Saladin, ce puits constitue un témoignage remarquable du génie militaire de l'époque. Sa profondeur impressionnante varie selon les sources entre 80 et 90 mètres.
Ce qui rend cette construction véritablement exceptionnelle est son système d'alimentation en eau. Le puits fonctionnait grâce à un ingénieux mécanisme de double pompage actionné par des bœufs.
Ces animaux faisaient tourner une roue dentelée traditionnelle appelée "sakieh". Malheureusement pour ces bêtes de somme, elles restaient dans le puits jusqu'à leur mort, condamnées à cette tâche éprouvante.
L'eau extraite, légèrement salée, jouait un rôle vital en cas de siège ou d'incendie. Par ailleurs, Saladin avait conçu un système novateur d'aqueducs permettant de distribuer cette eau précieuse dans toute la ville. Un escalier permet aujourd'hui de descendre explorer partiellement cette prouesse technique vieille de huit siècles.
En vous promenant dans la cour de la mosquée de Muhammad Ali, votre regard sera attiré par une élégante horloge en cuivre ornant la citadelle. Cette pièce raconte une histoire diplomatique fascinante entre la France et l'Égypte.
En 1830, Mohammed Ali, vice-roi d'Égypte, offrit à la France un obélisque provenant du temple de Louxor. En retour, le roi Louis-Philippe Ier fit don en 1845 d'une imposante horloge installée dans un pavillon élégant au sein de la citadelle.
Cependant, cette horloge est devenue célèbre pour une raison inattendue : elle n'a pratiquement jamais fonctionné ! Les Cairotes racontent qu'elle aurait été endommagée lors de la livraison.
Ce "troc désastreux" comme le qualifient certains historiens – un obélisque millénaire contre une horloge défectueuse – illustre bien les relations diplomatiques complexes de l'époque. Après près de deux siècles de silence, l'horloge a finalement été réparée en 2021.
En vous approchant du musée de la police, votre attention sera captivée par une frise ornée de six lions majestueux. Ces sculptures ne sont pas de simples éléments décoratifs mais portent une riche symbolique souvent méconnue.
D'origine mamelouke, ces lions furent adoptés par Méhémet Ali comme emblèmes de sa puissance et de son courage, s'inspirant directement des pharaons de l'Égypte antique. Cette appropriation symbolique illustre parfaitement comment les dirigeants égyptiens ont su réutiliser les traditions ancestrales pour asseoir leur légitimité.
Dans les civilisations antiques du Moyen-Orient, les lions étaient considérés comme des gardiens de temples, symbolisant protection et puissance. À l'instar des serpents, ils servaient d'éléments décoratifs et talismaniques sur les portes et remparts des villes. Ces représentations sculptées dans la pierre témoignent d'une symbolique récurrente dans toute la région, notamment en Syrie, à Alep.
Pour apprécier pleinement ces détails fascinants, prenez le temps de vous perdre dans les ruelles de la citadelle. Imaginez l'effervescence des grands généraux médiévaux qui parcouraient ces mêmes chemins pour présenter leurs rapports de bataille au régent. Chaque pierre, chaque recoin de la citadelle du Caire raconte une histoire que seul un regard attentif saura découvrir.
Pour profiter pleinement de votre visite à la citadelle Caire, il convient d'éviter certaines erreurs classiques que commettent de nombreux touristes. Ces méprises peuvent transformer une expérience exceptionnelle en simple formalité touristique bâclée.
Le timing est crucial pour apprécier ce joyau architectural. La citadelle ouvre ses portes quotidiennement de 9h à 16h en hiver et de 9h à 17h en été. Cependant, tous les créneaux ne se valent pas.
Évitez absolument de vous y rendre le vendredi, jour de prière hebdomadaire, car la mosquée Muhammad Ali devient particulièrement fréquentée. Par ailleurs, la chaleur de midi transforme la citadelle en véritable fournaise, notamment durant les mois de juillet et août.
Les connaisseurs privilégient les visites tôt le matin ou en fin d'après-midi pour deux raisons essentielles : des températures plus clémentes et des foules moins denses. Ces horaires offrent également une lumière idéale pour vos photographies panoramiques.
Une erreur majeure consiste à se concentrer uniquement sur la mosquée d'albâtre en négligeant les trésors cachés de la citadelle. En effet, le site abrite plusieurs musées fascinants souvent délaissés par les visiteurs pressés.
Le Musée militaire égyptien mérite particulièrement votre attention. Il retrace l'histoire militaire du pays depuis l'époque pharaonique jusqu'à nos jours, à travers des collections remarquables d'armes, d'uniformes et de véhicules de guerre.
Ne manquez pas non plus le charmant musée des Attelages où sont exposées les calèches officielles des XIXe et XXe siècles. Ces petits établissements offrent une perspective historique précieuse pour comprendre l'évolution de la citadelle au fil des siècles.
La citadelle Caire s'étend sur une superficie considérable avec un enchevêtrement complexe de ruelles et de bâtiments. Sans préparation adéquate, vous risquez de vous perdre parmi ce qui était autrefois "une zone résidentielle avec des magasins privés, des bains publics et un labyrinthe de petites rues".
Pour vous orienter efficacement :
En planifiant votre visite avec méthode, vous transformerez une potentielle expérience frustrante en une exploration captivante de ce témoignage exceptionnel de l'histoire égyptienne. Ainsi, vous pourrez pleinement vous immerger dans l'effervescence qui animait autrefois les grands généraux parcourant ces mêmes allées pour exposer leurs rapports de bataille.
Au fil des siècles, la citadelle Caire s'est métamorphosée, passant d'une forteresse défensive à un complexe architectural reflétant les ambitions des différentes dynasties qui ont gouverné l'Égypte.
La transformation de la citadelle a débuté sous Al-Kamil, neveu de Saladin. Ce sultan ayyoubide renforça considérablement les défenses en doublant la taille des tours Burj al-Haddad ("du Forgeron") et Burj al-Ramla ("de Sable") qui contrôlaient l'accès étroit vers les collines de Muqattam. Il fit également construire plusieurs tours carrées impressionnantes, hautes de 25 mètres et larges de 30 mètres, pour protéger le périmètre.
Lorsqu'Al-Kamil devint sultan en 1218, il franchit une étape décisive en transférant sa résidence royale à l'intérieur de la citadelle, établissant son palais dans le quartier sud.
Cette décision marqua le début de la transformation de la forteresse en centre du pouvoir égyptien. D'ailleurs, jusqu'à la construction du palais d'Abedin au milieu du XIXe siècle, la citadelle resta le siège du gouvernement de l'Égypte.
Les Mamelouks poursuivirent cette évolution après leur victoire sur la dynastie ayyoubide. Sous leur règne, notamment celui du sultan An-Nasir Muhammad ben Qala'un, la citadelle s'enrichit de nombreuses constructions prestigieuses, dont la Mosquée Mohamed An-Nasir (achevée en 1335) et le Palais Qasr el-Ablaq en marbre noir et jaune.
Après avoir pris le contrôle de l'Égypte au XVIe siècle, les Ottomans laissèrent leur empreinte sur la citadelle. Ils érigèrent notamment la tour Al-Muqattam au-dessus de l'entrée principale, une structure imposante de 25 mètres de hauteur pour 24 mètres de diamètre.
Par ailleurs, ils reconstruisirent le mur séparant les quartiers nord et sud, ainsi que la porte Al-Quallah. En 1754, ils renforcèrent également les murs du quartier bas et ajoutèrent une porte fortifiée appelée Bab El-Azab.
Durant cette période, la rigueur militaire ottomane s'estompa progressivement. Le quartier d'el-Azab, initialement réservé aux soldats célibataires, se transforma en zone résidentielle. Au milieu du XVIIe siècle, la citadelle était devenue un véritable petit village avec des magasins privés, des bains publics et un labyrinthe de ruelles.
L'arrivée au pouvoir de Mohamed Ali en 1805 marqua un tournant décisif. Ce souverain, considéré comme le père de l'Égypte moderne, entreprit de vastes travaux de rénovation, reconstruisant une grande partie des murs externes et remplaçant plusieurs bâtiments intérieurs délabrés.
Il réorganisa l'espace en faisant du quartier nord son domaine privé, tandis que le quartier sud s'ouvrait au public. Sa contribution la plus emblématique reste sans conteste la Mosquée Mohamed Ali, édifiée entre 1830 et 1848 dans le style Ottoman Baroque qui s'inspire directement des grandes mosquées d'Istanbul.
Dans le quartier nord, près de la porte Al-Qullah, Méhémet Ali fit construire son palais-harem suivant le même modèle ottoman que le palais des bijoux (Gawharah). Ce dernier, érigé entre 1811 et 1814, accueillit le gouvernement égyptien jusqu'à son transfert au palais d'Abedin. Aujourd'hui, l'ancien palais-harem abrite le Musée Militaire de l'Égypte.
La citadelle du Caire ne raconte pas seulement l'histoire des pierres, mais aussi celle des hommes qui l'ont façonnée. Derrière ses murs imposants se cachent des récits fascinants de pouvoir, de trahison et d'ambition qui donnent vie à ce monument plusieurs fois centenaire.
En vous promenant à l'entrée du palais, votre regard sera immanquablement attiré par une statue imposante. Il s'agit d'Ibrahim Pacha, fils adoptif de Mohamed Ali Pacha et figure marquante de l'histoire égyptienne. Cette œuvre, réalisée par le sculpteur français Charles Cordier, témoigne de l'importance accordée à ce personnage.
Ibrahim Pacha n'était pas un simple héritier. Nommé gouverneur de Syrie, il fut également le bras droit militaire de son père. En 1816, il créa l'armée égyptienne moderne et mena une campagne victorieuse dans la péninsule arabique contre le premier État saoudien. Son talent stratégique lui permit de consolider l'empire égyptien bien au-delà de ses frontières traditionnelles.
Après avoir temporairement succédé à son père comme dirigeant du 2 mars au 10 novembre 1848, Ibrahim Pacha laissa une empreinte indélébile sur l'histoire de la citadelle et de l'Égypte tout entière.
La porte Bab El-Azab, située dans la partie basse de la citadelle, fut témoin de l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire égyptienne. C'est ici que se déroula en mars 1811 un événement qui changea le cours de l'histoire du pays.
Mohammed Ali, déterminé à asseoir définitivement son pouvoir, organisa un piège machiavélique. Il invita 470 personnalités mameloukes influentes à un somptueux banquet dans la citadelle.
Alors que ces guerriers d'origine principalement turque, circassienne et slave se rendaient à la réception, ils furent pris au piège dans l'étroit passage creusé dans la roche de Bab el-Azab. Sans échappatoire possible, ils furent massacrés sans pitié sur ordre du souverain.
Cet acte brutal marqua la fin définitive de la domination mamelouke en Égypte. Pourtant, ces mêmes Mamelouks avaient auparavant régné sur la citadelle après leur victoire sur la dynastie ayyoubide. Durant leur période de pouvoir, ils avaient transformé la forteresse en centre administratif prospère et résidence royale.
Ainsi, chaque recoin de la citadelle du Caire porte la mémoire d'hommes ambitieux qui, par leurs décisions parfois cruelles, ont façonné l'histoire de l'Égypte moderne. En parcourant ces lieux chargés d'histoire, vous marcherez sur les traces de ces personnages complexes dont les destins restent intimement liés à ce monument exceptionnel.
La citadelle de Saladin représente bien plus qu'un simple monument historique. Cette forteresse millénaire témoigne effectivement de l'évolution de l'Égypte à travers les siècles, depuis sa construction stratégique par Saladin jusqu'aux transformations majeures apportées par Méhémet Ali. Chaque pierre de ses murailles raconte une histoire fascinante.
Au fil des dynasties, la citadelle s'est métamorphosée d'une structure purement militaire en un complexe architectural sophistiqué. Les Ayyoubides, les Mamelouks, puis les Ottomans ont tous laissé leur empreinte distinctive, créant ainsi un palimpseste architectural unique au monde. Par conséquent, votre visite vous permettra d'explorer huit siècles d'histoire égyptienne concentrés en un seul lieu.
Les trésors cachés comme le puits de Yusuf ou l'horloge française méritent particulièrement votre attention. Ces détails souvent négligés révèlent pourtant des aspects cruciaux de l'ingéniosité militaire médiévale et des relations diplomatiques complexes entre l'Égypte et l'Europe. Également dignes d'intérêt, les petits musées offrent une perspective historique précieuse pour comprendre l'évolution de ce site exceptionnel.
Pour profiter pleinement de votre visite, pensez à éviter les erreurs classiques mentionnées précédemment. Une préparation minutieuse s'avère essentielle : choisissez judicieusement l'heure de votre visite, équipez-vous d'un plan, et prévoyez suffisamment de temps pour explorer l'ensemble du site. Sans aucun doute, cette attention aux détails transformera votre excursion en une expérience mémorable.
La citadelle du Caire demeure ainsi un témoignage exceptionnel du génie militaire, politique et architectural de l'Égypte. Tandis que vous contemplerez la vue panoramique depuis ses remparts, vous comprendrez pourquoi cette forteresse majestueuse continue de fasciner visiteurs et historiens depuis plus de huit siècles.
Q1. Qui a construit la Citadelle du Caire et quand?
La Citadelle du Caire a été construite par Saladin entre 1173 et 1183. Ce sultan a choisi stratégiquement l'unique hauteur de la ville pour créer une forteresse défensive qui devait protéger la nouvelle enceinte, symboliser son pouvoir ayyoubide et accueillir la résidence royale. Bien que Saladin ait posé les fondations, il n'y a jamais résidé lui-même.
Q2. Quels sont les principaux monuments à voir dans la Citadelle au-delà de la mosquée d'albâtre?
Au-delà de la célèbre mosquée de Méhémet Ali, la Citadelle abrite plusieurs trésors méconnus : la mosquée Al-Nasir Muhammad (1318-1335) avec ses minarets richement ornés, le palais de Gawhara construit entre 1811 et 1814, les musées militaire et de la police, ainsi que les tours Burg El Hadid et Burg El Ramla qui offrent des vues exceptionnelles sur les monuments environnants.
Q3. Quel est le meilleur moment pour visiter la Citadelle du Caire?
Il est recommandé de visiter la Citadelle tôt le matin ou en fin d'après-midi pour éviter les fortes chaleurs et les foules. Évitez le vendredi si vous souhaitez visiter les mosquées, car elles sont particulièrement fréquentées lors de la prière hebdomadaire. Prévoyez au minimum une demi-journée pour explorer convenablement le complexe fortifié.
Q4. Quelle vue peut-on admirer depuis la Citadelle?
La position surélevée de la Citadelle offre un panorama exceptionnel sur Le Caire. Depuis la terrasse devant la grande mosquée, vous pouvez observer la mosquée-madrassa Sultan Hassan en contrebas, le Caire islamique, les rives du Nil et, par temps clair, les pyramides de Gizeh au loin. La terrasse Al-Gawhara permet également d'admirer la mosquée Ibn Tulun et d'autres monuments emblématiques.
Q5. Combien coûte l'entrée à la Citadelle et qu'est-ce qui est inclus?
Le billet d'entrée coûte 550 EGP et inclut l'accès à la mosquée Mohammed Ali, la Citadelle de Saladin ainsi que les musées militaire et de la police. La Citadelle est ouverte quotidiennement de 9h à 16h en hiver et de 9h à 17h en été. Il est conseillé de porter des vêtements couvrant épaules et genoux pour visiter les mosquées.
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